Ouverture d'une carrière à Guécélard
- La position de l'ASDEN :
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L'ASDEN a exprimé sa position au travers d'un courrier du responsable de la Commission « Pollution des Cours d’Eau », joint au registre d'enquête.
Enquête d'utilité publique concernant l'ouverture d'une carrière à Guécélard
Observations et prise de position suite à la consultation de Monsieur le Commissaire Enquêteur et des documents relatifs à cette enquête.
Je rappelle que la loi sur l'eau (texte de 1992) insiste sur l'importance des zones humides, à la fois pour leurs propriétés de filtration des eaux, leur importance dans la préservation des écosystèmes et leur rôle de rétention des eaux en cas d'inondation.
La carrière projetée est située pour sa plus grande partie dans une zone humide. Cette disparition de zone humide contribuera à une nouvelle dégradation de l'ensemble de la ressource en eau de notre région sans compter les conséquences environnementales qui en découleront, d'autant plus que la remise en état des terrains (loi du 4/1/1993), 17 ans après la mise en exploitation, ne sera pas réalisée, la carrière étant destinée à devenir base nautique.Cet étang s'ajoutera aux multiples « trous d'eau » qui, de Spay à Guécélard et au-delà, jalonnent le cours de la Sarthe, dénaturent le paysage et sont sources potentielles de pollution des eaux souterraines et de surface.
S'y ajouteront des nuisances de type sonore et d'éventuelles fuites accidentelles d'hydrocarbures.Nous rappelons pour mémoire le très mauvais état de deux affluents de la Sarthe, Roule Crotte et Rhonne, consécutif à la disparition de zones humides et à une imperméabilisation des sols, et également l'importante pollution de la Sarthe par L.T.R. reconnue et dénoncée par les services de la préfecture (arrêté préfectoral du 18/8/2006 qui range L.T.R. « parmi les plus gros rejets polluants de la région »).
En se limitant à ces trois cas, on peut être inquiet du devenir de la qualité des eaux dans le secteur, ce qui doit conduire à l'arrêt de nouvelles exploitations qui touchent à la ressource en eau de « Sarthe Aval » tant qu'un SDAGE ne sera pas élaboré pour fixer les droits et obligations de chaque acteur de l'eau.
De plus, les libertés prises par certaines entreprises au regard des prescriptions sur la préservation de la qualité des eaux, les difficultés et lenteur administratives à faire respecter les lois en ce domaine, ne nous inclinent pas à juger positivement de cette initiative.
Suite à ces considérations, je tiens à marquer mon opposition à ce projet et demande communication des conclusions de cette enquête ainsi que m'y autorise la loi.
A. Grousset
Vice-Président de l'ASDEN chargé de la commission « Pollution des Eaux »

